Comment un magasin de fleurs peut-il rester rentable à l’avenir ?

Le rendement des fleuristes est sous pression. Les chiffres d’affaires augmentent à peine, tandis que les coûts continuent de grimper. Cette situation entraîne une baisse des bénéfices. Comment maintenir la rentabilité dans un contexte aussi difficile ? Avec le projet Fleuriste 2030, VBW (l’association de fleuristes en Hollande) travaille activement avec douze fleuristes à la recherche de réponses. Pendant une courte période intensive, ils sont accompagnés par Daniël Pinkse, spécialiste du retail chez Royal FloraHolland. — Ce projet fait suite à un pilote mené avec succès, dont les premiers résultats ont apporté des insights importants.

Approche

Le projet se compose de quatre réunions collectives. Lors de la première soirée, le magasin de fleurs du futur est au centre des discussions. Des thèmes tels que l’emplacement, l’assortiment, le parcours client, la présentation et les niveaux de prix sont abordés en détail. Les entrepreneurs participants analysent ensuite les changements qu’ils peuvent mettre en place dans leur propre boutique. Les chiffres jouent ici un rôle essentiel : une bonne compréhension du chiffre d’affaires, des marges et des coûts permet de mesurer concrètement l’impact des changements.

Ce parcours se terminera fin juin. Entre-temps, VBW partagera l’avancement du projet ainsi que les premières conclusions.

Premiers enseignements du terrain

Après la première réunion, les participants ont immédiatement été amenés à réfléchir. Trois fleuristes expliquent volontiers où ils voient des opportunités, quels changements ils souhaitent tester et quels enseignements les ont le plus marqués.

Flowers & More à Papendrecht – Claudia

Pour Claudia, il existe encore de nombreuses opportunités dans le domaine du marketing et de l’image de son magasin. Grâce à ce parcours, elle espère surtout mieux comprendre quels produits et services contribuent réellement à la réussite de son commerce.
« Qu’est-ce qui rapporte vraiment ? Qu’est-ce qui peut encore être développé ? Et qu’est-ce qui me procure moi-même de la satisfaction et de l’énergie ? », se demande-t-elle.

Le premier changement qu’elle souhaite tester concerne directement l’aménagement du magasin.
« En réalité, j’aimerais tout réorganiser immédiatement », raconte-t-elle. Elle souhaite notamment revoir la présentation des groupes de produits et l’apparence globale de la boutique.

Le plus grand déclic de cette première réunion a été l’importance accordée au parcours client, à la quantité de produits présents dans le magasin et à l’image qu’elle souhaite réellement transmettre.
« Je remarque que je suis en partie restée bloquée dans la manière dont j’ai commencé il y a huit ans, alors que je sens qu’un changement est nécessaire. Pas seulement pour mes clients, mais aussi pour moi-même. »

Mooi bloemen en planten à Gorinchem – Marcus

Marcus souhaite surtout découvrir où son magasin laisse encore des opportunités inexploitées. Pour lui, cela implique notamment de faire des choix : quels produits conserver et lesquels abandonner ?
« Parfois, un produit génère du chiffre d’affaires, mais il peut malgré tout être préférable d’arrêter de le proposer », explique-t-il.

Il espère également retrouver une nouvelle motivation et une nouvelle énergie. L’inspiration venant d’autres entrepreneurs et magasins joue un rôle important dans cette démarche. Le premier changement concret qu’il souhaite mettre en œuvre est de renforcer l’accent mis sur les bouquets.

Le plus grand déclic de cette première réunion a été l’exercice consistant à dessiner le plan du magasin.
« C’était tellement ouvert, tellement clair », dit-il. Entre-temps, il a déjà appliqué ces enseignements en retirant certains produits et en examinant de manière critique l’aménagement de son commerce.

Roosenschoon à Rotterdam – Marcel

Selon Marcel, ce parcours apporte surtout des outils pratiques pour le travail quotidien en magasin. Il ne s’agit pas seulement de la disposition des produits, mais aussi de la stratégie derrière la présentation et l’expérience client. L’un des premiers tests concrets que Roosenschoon souhaite réaliser est de rendre les bouquets et arrangements plus visibles dans le magasin.

La première réunion a immédiatement apporté de nouvelles perspectives. Pour Marcel, le plus grand déclic a été de comprendre qu’il faut constamment regarder son propre magasin avec un œil critique, mais surtout à travers le regard du client. Non pas à partir des routines ou des habitudes, mais à partir des besoins et des attentes des visiteurs. C’est précisément là qu’il voit encore énormément d’opportunités.

« Le calcul des prix et la conscience des marges restent aussi un vrai sujet », explique Marcel. Il souligne notamment l’importance d’impliquer les collaborateurs dans la prise de conscience des marges, des coûts et du rendement. Finalement, ce sont souvent les petits choix faits au quotidien dans le magasin qui font une grande différence dans le résultat final.