World Cup Floral Art 2025 – Participant – Lee Do Hyun – Korea

Août 14, 2025

Créateur - Fleuriste:
Lee Do Hyun

Lee Do Hyun – Jeune talent coréen en route pour la World Cup Floral Art 2025

Les nouveaux matériaux et les techniques inédites stimulent Lee et nourrissent son regard neuf !

L’art floral coréen possède sa propre poésie. Lee met l’accent sur le côté naturel, l’asymétrie et l’utilisation de matériaux qui respirent la saison. Ses origines plongent profondément dans d’anciens rituels et philosophies, où les fleurs sont porteuses de sens et d’émotions.

De grands noms comme Alex Choi, lauréat du Championnat du monde Interflora à Berlin en 2015, ont inscrit ce style sur la carte florale internationale. Ses installations envoûtantes – notamment dans l’église d’Alden Biesen lors de Fleuramour – sont restées gravées dans la mémoire de nombreux visiteurs. Aujourd’hui, Alex Choi, aux côtés de Jinny Park, guide la nouvelle génération. Ensemble, ils accompagnent Lee Do Hyun, le jeune candidat coréen, sur la route de la World Cup Floral Art 2025 à La Haye.

Des racines dans le métier

Pour Lee, tout a commencé à la maison,  parmi les fleurs. Sa mère est fleuriste, son père grossiste en fleurs. « C’était un parcours naturel », raconte-t-il. « J’ai grandi entouré de parfums, de couleurs et de saisons. Les fleurs font partie de ma vie depuis toujours. »

Un style personnel et unique

Mais “naturel” ne signifie pas “immobile”. Lee ressent une envie constante de découvrir tout le potentiel encore inexploité en lui. Il aspire à devenir un fleuriste “indispensable”, avec un style qui lui est propre et distinctif. Sa curiosité est son moteur. Nouveaux matériaux, techniques inédites – ils le stimulent et nourrissent son regard neuf. « J’aime travailler avec des matériaux que je n’ai jamais touchés auparavant. C’est ce qui rend les choses excitantes. » Il s’efforce sans cesse d’élargir ses horizons, d’envisager différents points de vue et de ne pas se laisser limiter. Son style, il le décrit comme raffiné, attentif aux détails décoratifs, mais toujours ouvert à l’expérimentation.

Le mentorat

Ses mentors lui ont transmis bien plus que des techniques. De Jinny Park et Alex Choi, il a appris des leçons de vie : l’importance de la patience, de l’écoute du matériau, de la recherche d’équilibre, ainsi que les qualités et vertus indispensables d’un fleuriste. En Corée, il a également rencontré le légendaire Gregor Lersch – « une rencontre inoubliable que j’espère revivre ».

Apprendre par l’expérience

Le moment le plus marquant de sa jeune carrière reste la médaille d’argent obtenue lors du concours national World Skills – point culminant d’une préparation intense.

Toutes les compétitions ne sont pas dénuées de défis. Il se souvient d’une épreuve où un parapluie en vinyle fut présenté comme matériau surprise. Sa première réaction fut de le couper au couteau – ce qui l’endommagea irrémédiablement. « Depuis, j’ai appris que chaque matériau a sa propre âme. C’est lui qui la plupart du temps indique comment il doit être utilisé. »

Derrière la figure de Lee

Lee puise son inspiration dans le secteur floral lui-même, dans des industries connexes et dans les médias.

Il aime travailler le soir, lorsque le monde devient silencieux. Cette tranquillité lui permet de développer ses idées avec soin. Sa réflexion se retrouve dans sa philosophie de vie : s’ouvrir à différents points de vue, éviter l’étroitesse d’esprit et apprécier le processus autant que le résultat. « Le chemin est aussi important que la destination, et la recherche de résultats ne doit jamais éclipser la passion pour l’art floral », affirme-t-il. C’est aussi son message pour les jeunes talents émergents.

L’un de ses plus beaux souvenirs d’enfance est la vue unique qu’il avait sur le ciel : l’immensité des nuages se détachant sur un fond clair – un spectacle quotidien depuis les grandes baies vitrées de l’appartement familial.

Lee définit ainsi ses qualités : « Je suis sociable, flexible et je sais gérer les situations imprévues. Parfois, je réfléchis peut-être un peu trop et cela m’angoisse, mais cela m’aide aussi à envisager différentes perspectives. »

De grands rêves

Ses rêves sont vastes et visuels. Avec un budget illimité, il ferait fleurir un champ d’arums sur 10 000 pyeong (environ 33 000 m²) – un paysage immense de hautes hampes florales.

Activités actuelles

Pour l’instant, Lee se concentre sur son travail d’indépendant, sur la vente en gros de fleurs coupées et sur les compositions funéraires. Son objectif est clair : offrir la plus haute qualité, en accord avec les souhaits et le budget du client. En même temps, il regarde vers l’avenir : travailler de manière respectueuse de l’environnement, suivre les évolutions rapides des tendances et des médias, et relever de nouveaux défis.

La World Cup Floral Art

Il considère la World Cup comme un sommet : « C’est le concours le plus prestigieux au monde. Je veux montrer au public international qui je suis et ce que représentent les fleuristes coréens : notre style caractéristique, mais aussi notre volonté d’innover et de présenter des créations inédites. Pour moi, les compétitions ne sont pas seulement une question de victoire. Elles sont une occasion d’explorer ses limites, d’apprendre des autres et de grandir – en tant que fleuriste et en tant qu’être humain. Mon expérience approfondie de la World Skills Competition m’a apporté une expertise technique, notamment dans l’utilisation d’outils électriques comme les perceuses. Je travaille maintenant à développer mes compétences dans des techniques plus artisanales. J’espère également tirer de précieuses inspirations du travail des autres concurrents. La leçon la plus importante que j’ai apprise des compétitions antérieures est qu’une préparation rigoureuse et dévouée donne toujours de bons résultats. »