World Cup Floral Art 2025 – Participant – Magdalena Kahlina – Croatie
Magdalena Kahlina : la première voix de la Croatie à la World Cup Floral Art
« L’art floral est ma façon de communiquer » – Magdalena Kahlina raconte son parcours vers la World Cup Floral Art.
C’est au cœur du Zagorje croate, entre collines et petits villages, qu’a grandi Magdalena Kahlina. C’est dans le jardin de sa grand-mère que tout à commencé, cette passion pour les fleurs, la nature et l’art est devenue toute sa vie. Aujourd’hui, elle est la première fleuriste croate à participer à la World Cup Floral Art – une étape décisive dans son parcours personnel, mais aussi dans l’histoire de l’art floral croate, offrant à son pays une place sur la scène florale internationale.
Un chemin inattendu vers l’art floral
Magdalena (42 ans) est mère de deux enfants et propriétaire de sa propre boutique de fleurs. Son parcours pour le métier de fleuriste n’a pas été linéaire.
« Enfant, je voulais devenir cuisinière, fascinée par le goût, la présentation et les proportions. J’ai finalement suivi une formation de technicienne en construction », raconte-t-elle. « Mais mon cœur a toujours été dans la nature. Petite, je passais des heures dans le jardin de ma grand-mère, à jouer dehors avec des amis. Les couleurs, les parfums, les textures – tout cela ne m’a jamais quittée. »
Ce n’est donc pas une surprise qu’elle se soit ensuite tournée vers le design floral. Pour Magdalena, ce choix représentait bien plus qu’une orientation professionnelle : c’était un choix de vie.
« Être fleuriste n’est pas un métier pour moi. C’est une forme d’art, une façon de communiquer avec les autres, une manière de vivre. »
La force du lien
Dans son travail, Magdalena recherche toujours le dialogue entre l’art et la nature. Elle aime expérimenter avec des matériaux inattendus, jouer avec les contrastes et accorder une grande importance aux détails. Son style, elle le décrit comme moderne et élégant, avec une préférence pour une simplicité à la fois puissante et raffinée.
« Ma plus grande passion est de relier la nature à l’art. Chaque composition doit être plus qu’esthétique : elle doit susciter des émotions et raconter une histoire. »
Cette quête artistique s’accompagne d’un fort engagement pour l’éducation. Elle suit elle-même des formations auprès de grands noms, mais transmet également son savoir aux jeunes fleuristes. Pour elle, l’art floral est un métier vivant, en constante évolution et renouvellement.
Elle aime travailler avec des matériaux inhabituels et durables (accessoires faits main, éléments écologiques de la nature), souvent locaux et de saison. Les textures et les contrastes occupent une place essentielle dans ses créations.
Ses fleurs de prédilection ? Les orchidées, les lys, les iris et l’eucalyptus – mais elle intègre aussi des matériaux inattendus comme le métal, le textile ou le verre.
Des rêves pour la Croatie
Ce qui motive le plus Magdalena, ce n’est pas seulement son ambition personnelle, mais aussi son désir de mettre la Croatie sur la scène florale mondiale.
« Mon rêve est que la Croatie soit reconnue dans l’art floral international. Je veux montrer que nous avons, nous aussi, une place dans cette histoire globale. »
Sa participation à la World Cup est pour elle bien plus qu’un concours. C’est une occasion de représenter son pays, d’inspirer ses collègues et de promouvoir des pratiques durables.
« Je crois profondément à l’utilisation de fleurs locales et de saison. La durabilité doit être l’avenir de notre métier. »
Magdalena s’attend à des défis, mais aussi à une grande source d’inspiration : de nouvelles connaissances, de nouveaux liens, et une scène pour présenter son travail.
Un chemin d’apprentissage et d’inspiration
La nature reste sa principale source d’inspiration. « Le changement des saisons, les couleurs et les sons de la nature – tout cela me donne des idées infinies. Les voyages m’inspirent également, car chaque culture possède sa propre vision de l’art floral. »
Elle suit les tendances, mais puise aussi dans l’art, l’architecture et la mode. Elle n’hésite pas à combiner des éléments qui, à première vue, semblent incompatibles pour créer quelque chose de totalement nouveau.
Magdalena a beaucoup appris de grands maîtres internationaux comme Simon Ogrizek, Ivan Bergh et Vincenzo Antonuccio, mais aussi de ses collègues croates et de son assistante pendant les préparatifs, Ele Petrinić.
« Elle m’a montré comment élever l’art floral au rang d’art véritable. Grâce à elle, j’ai compris que chaque détail compte, que chaque création doit transmettre l’émotion que l’on souhaite partager. »
Elle rêverait aussi de rencontrer Gregor Lersch. « Ses compositions et son approche de l’art floral sont incroyablement inspirantes. J’admire surtout sa capacité à combiner le design moderne avec des techniques traditionnelles. J’aimerais apprendre de son expérience et de son œuvre. Il sait merveilleusement mêler tradition et innovation, et utilise non seulement des fleurs mais aussi des matériaux naturels comme des branches, des feuilles, de l’écorce ou des pierres. »
Et pourtant, insiste-t-elle, son plus grand maître reste elle-même. « Faire des erreurs fait partie du processus. Au début, je voulais trop, en trop peu de temps, ce qui causait du stress et n’apportait pas toujours le résultat souhaité. J’ai appris que la planification, l’organisation et le travail d’équipe sont essentiels. »
Fierté et regard vers l’avenir
La couronne de son parcours jusqu’à présent est la victoire aux championnats nationaux et le ticket pour la World Cup.
« C’est la réalisation d’un rêve. Je suis fière d’être la première fleuriste croate à monter sur cette scène. Cela représente une récompense pour toutes ces années d’efforts, mais aussi une motivation pour aller encore plus loin. »
Son ambition va bien au-delà d’une reconnaissance personnelle. Elle rêve que la Croatie trouve une place durable dans l’art floral international et s’engage à sensibiliser les jeunes fleuristes à la durabilité et à l’importance des matériaux locaux.
Et l’avenir ? Magdalena se voit dans cinq ans à la tête d’un atelier florissant, reconnu localement et à l’international. L’éducation – y compris via des plateformes en ligne –, la durabilité et des projets artistiques y occuperont une place centrale.
« Peut-être que j’organiserai même ma propre exposition. Je veux continuer à me challenger, innover et créer des liens, et apprendre de nouvelles techniques comme les installations interactives avec lumière et mouvement. »
Un conseil aux jeunes fleuristes
« Soyez toujours ouverts à apprendre et à expérimenter. L’art floral demande patience, dévouement et passion. Investissez dans la formation, suivez les tendances, mais n’oubliez jamais les techniques de base. Construisez de bonnes relations avec vos clients, car le service est souvent aussi important que le résultat final. Et surtout : aimez ce que vous faites – c’est la clé du succès. »
Plus qu’un métier
Pour Magdalena, l’art floral est bien plus qu’un métier : c’est une langue qu’elle parle couramment. Une langue faite de couleurs, de formes et d’émotions.
« Le plus beau moment pour moi reste celui où les gens sont touchés par mon travail. Chaque mariage que je crée est pour moi un sommet. Si je peux offrir un sourire, ou un souvenir qui restera, alors je sais pourquoi je fais ce métier. »









